Le printemps est là

La sortie de l’hiver propose de se libérer de certaines conventions, masques sociaux (créés dans l’intéraction avec notre environnement de l’enfance à maintenant). Ces masques contraignent l’énergie de vie (étant en gestation) à se dévoiler, se montrer, naître. 

Nous avons la possibilité d’accompagner ce mouvement de vie par notre conscience sensuelle en prenant le temps de ressentir dans notre corps cette mutation, bien ancrés, dans nos jambes jusqu’à nos pieds. Cet ancrage est conseillé pour mieux gérer l’intensité et les pressions émergeantes de cette montée de sève solicitant sérieusement notre système nerveux. Imaginez lorsque le bébé est prêt à naître, l’énergie qu’il lui faut pour parcourir son chemin vers la lumière, l’incarnation. Les contractions (avec leur intensité) sont là pour le porter vers la sortie. Si la maman vit cela en conscience, elle accompagnera son bébé grâce à ces contactions qui sont le fondements permettant au bébé d’avancer, sur lequelles il va s’appuyer. Si elle lutte contre les contactions dans la peur de souffrir, de mourir, cela sera plus douloureux (l’exemple étant pour les femmes qui accouchent sans péridurale). C’est exactement ce que je vous propose dans ce mouvement du printemps. Accompagner cette énergie qui demande à naître en vivant plus en conscience sensuelle tous les évènements de votre vie ou si vous préférez le plus en pleine conscience que vous le pouvez.

Plus nous vivons les situations de notre quotidien en pleine conscience, dans l’accueil de nos perceptions (physiques, émotionnelles, mentales) plus nous vibrons dans chacune de nos cellules cette expérience de vie, plus nous vivrons pleinement la transformation qui s’opère (en nous ouvrant à l’inconnu plutôt que dans l’attente d’un résultat précis). Et la magie de la vie fait, que plus vous vivez tout cela en conscience, plus vous offrez le fruit de cette experience à votre entourage ainsi qu’au monde. Alors vous pourriez me dire que si vous êtes dépressif, pas bien ou en colère, que vous ressentez de la honte, ce n’est peut-être pas un cadeau pour le monde. Eh bien si! C’est un cadeau parce que vous offrez au monde ce lien entre votre conscience et votre état intérieur, quel qu’il soit. Et c’est un sacrée cadeau vu le niveau de conscience de notre humanité. Par exemple vous êtes très en colère et vous cherchez à vivre cette colère en conscience. Vous allez sentir où elle s’exprime dans votre corps, quel ressentie vous en avez, peut-être même que vous aurez une image associée, des souvenirs. Cette colère vous propose de prendre conscience peut-être de frustrations, de manques, de désirs non exprimés, de souffrances enfouies, de besoins non conscientisés jusqu’à maintenant, de limites à poser, à exprimer, votre besoin de transemettre peut-être… Tout est possible, dans tous les cas cette colère vient vous transmettre un message. Il est tellement tentant d’accuser l’extérieur qui est venu la révéler, qui l’a déclenchée. Et non! Le message n’est pas « c’est la faute des autres », enfin je vous le souhaite sinon cela signifie que vous avez remis votre pouvoir à l’extérieur de vous-même. Rien de grave, il vous suffit d’apprendre à retrouver votre pouvoir personnel, contacter vos besoins et vous relier à votre créativité pour vivre ce à quoi vous aspirer (long cheminement parfois). Cela fera l’objet d’un nouvel article peut-être. L’idée est que tout ce chemin de conscience met en lumière naturellement un changement, c’est la vie qui veut ça, forcément il y a des mutations en permanence. Après on est plus ou moins à même de le percevoir, d’où l’intéret parfois d’être accompagné. Et lorsque l’on nourrit cette intention de conscience, d’accueil, d’ouverture à soi et de reliance, forcément cela rayonne autour de nous et tout le monde en profite, cela peut même rayonner plus largement que l’on peut l’imaginer. Offrir au monde la conscience de ses ombres, de ce que l’on juge « comme mauvais » c’est déjà créer un lien avec ce qui est essentiel pour nous reconstruire, pour apprendre à nous aimer et nous accepter telle que nous sommes et ainsi apprendre à aimer les autres (ce qui ne veut pas dire tout accepter) et s’ouvrir au monde. Alors en avant, offrez votre conscience sensuelle de ces parts de vous que vous jugez et cela aidera, j’en suis persuadée, tous ceux qui sont encore dans le rejet inconscient et souffrant de ces ombres. C’est une façon de cultiver l’amour dans les profondeurs de notre terre intérieure.

Lorsque nous dedions au monde nos experiences de conscience sensuelles (ce qui signifie conscience de son ressentie dans le corps), à ceux qui peuvent traverser les mêmes difficultés que nous, nous faisons l’expérience de voir que nous sommes reliés comme par des ondes radio. Malgrés l’incrédulité de certains, c’est une intention qui dans tous les cas vous donne l’occasion de découvrir les changements dans votre ressentis et d’observer les effets sur votre environnement. Cultivons ensemble la découverte sensuelle de l’altruisme permanent sans recherche de reconnaissance puisque invisible aux yeux des autres.

L’idée du printemps c’est de découvrir cette énergie qui pousse en nous, ce potentiel en gestation, ce désir intérieur plus ou moins conscient suivant où nous nous trouvons sur notre chemin d’évolution.

Que de chemin parcouru! Que de talents, compétences, connaissances, expériences acquises contribuant à notre enrichissement, notre maturité d’être humain. Suivant notre conscience, notre part animale prend plus ou moins de pouvoir sur notre vie et nous en sommes plus ou moins lucide. Notre humanité est de relié je crois, cette puissance animale à notre coeur et à notre conscience pour vivre moins esclave de nos peurs. En effet ce sont elles qui nous poussent à activer nos mécanismes de défences (contrôle pour nous protéger, nous rassurer mais à quel prix). Apprendre à développer la liberté d’être en soi, relié à son corps, ses émotions et conscient de son lien avec le monde en offrant le fruit de notre évolution, notre « je suis », est tout un programme.Chaque pas nous apporte un peu plus de confiance en la vie. Tout ce qui a été vécu est acquis, c’est comme l’humus qui permet à la graine de se nourrir, le terreau qui nous permet d’émerger plus libre intérieurement, un peu plus présent à soi. Toutes ces expériences,  en étant esclave de notre part animale; en cherchant à la dominer, en voulant être plus que les autres…en cherchant à contrôler notre environnement par le pouvoir, mais aussi dans ces expériences où nous nous sommes dépassées pour aider les autres, pour oser ressentir ce qui nous fait si peur en nous, en aimant, en osant nous engager dans ce qui nous tient à coeur, ce qui nous fait vibrer au risque de nous tromper, en osant ressentir la vie dans nos veines …sont là, pour nous permettre de grandir, d’être vivant, vivre pleinement cette expérience de vie. Mon insistance née de mes multiples rencontres avec ces personnes qui après une bonne respiration consciente ou une séance d’EFT réalisent qu’elles vivent à côté de leur vie, de leur coeur, dans une course « inconsciente ». L’être humain peut apprendre par sa conscience à être moins prédateur envers lui-même, envers la planète. Plus disponible à son envie de se relier, il contribue à nourrir la vie et à respecter les êtres vivants, cette planète qui nous porte tout au long de cette évolution. La reliance est une clé, alors si nous vivions en pleine conscience de cette reliance entre l’hiver et le printemps.

Plus nous nous ancrerons sensuellement en ressentant dans tout notre corps ce vécu, plus nous nous sentirons riche d’être et de vivre ce mouvement de la vie en nous-même quoi que nous vivions. En fait, on lâche ces exigences et attentes et cette volonté exagérée qui nous mets sous pression (violence et matraitance parfois intérieure souvent invisible aux yeux) pour la transformer peu à peu en conscience. Moins de lutte, moins de pression, retour à ce qui est essentiel et ce qui est vraiment entre nos mains, la façon dont on interprête les évènements de la vie, la façon de les vivre, la vision que nous développons du monde, qui nous sommes, là maintenant dans le présent. Poser le masque (de l’égo) de temps en temps, se détendre, pour revenir en soi un peu libérer des attentes extérieures et intérieures, libre de ressentir ce qui est là, s’ouvrir comme les fleurs du printemps à la lumière.

Alors je vous souhaite un merveilleux passage vers le printemps, l’équinoxe du printemps est encore un moment à vivre pleinement comme tous les autres de l’année et relions-nous par la pensée pour célébrer cette vie en mouvement, dédions, offrons… Tous reliés  et

Retour en haut